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08.03.2007

François et Ségolène

Jusque là inexistant au yeux du Ps et de l'équipe de campagne de Segolène Royal, François Bayrou devient l'ennemi à abattre. Pronostiqué à 21% des intentions de vote au premier tour derrière SR à 24%, François Bayrou, béarnais convaincu, offensif candidat de "l'extrême centre", grignotte de plus en plus sur l'électorat de la gauche. Pourquoi?

Peut-être pour les raisons suivantes :

 - la campagne de la candidate PS ne présente pas une rupture de fond mais de forme. Le dialogue citoyen ne fait pas un projet. Il est une méthode pas un principe ni une intention;

- la personnification "feministe" de la candidate ne peut pas être une marque de fabrique. Cela a pû l'être médiatiquement. Aujourd'hui, politiquement, c'est inefficace ;

- la ligne d'horizon est consumériste plutôt que fonctionnelle. Un projet ambitieux pour la France ne se réduit à un catalogue de "bonnes mesures". Si le pragmatisme est une excellente qualité en politique, elle doit s'accompagner d'une vision honnête et porteuse de sens;

- l'attraction anti-Sarkozy n'est pas une bonne stratégie. Elle délégitime une candidate par défaut. Elle ne fédère pas.

 Conséquences?

Une stratégie pro Bayrou pour contrer Sarkozy.

Une série d'ajustements trop à la marge de la part de la candidate.

Un flou électoral renforcé à gauche.

 Les quelques semaines restantes seront determinantes. SR devra convaincre et non séduire.

 

A+

 

S.

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